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Il est naturel de se demander si ses préoccupations méritent une consultation, surtout lorsqu’on se confronte à des difficultés émotionnelles, attentionnelles ou comportementales. Beaucoup de personnes se demandent si leur situation est « suffisamment grave » pour consulter un professionnel.
En réalité, le fait de se poser cette question est déjà un signe que vous ressentez un besoin de changement ou d’accompagnement. La pertinence d’une consultation ne dépend pas uniquement de la gravité perçue de la situation, mais surtout du ressenti de souffrance persistante ou de blocage qui impacte votre quotidien. Si vous avez l’impression de tourner en rond, de ne pas réussir à avancer malgré vos efforts, ou que certaines émotions ou difficultés reviennent de manière répétée, il est parfaitement légitime de solliciter un soutien.
Le psychologue n’est pas là pour juger de la « validité » de vos préoccupations. Son rôle est d’accueillir et de comprendre ce qui constitue un problème pour vous, que ce soit pour fournir des conseils ponctuellement, ou dans le projet d’instaurer un plan d’accompagnement et un suivi sur plusieurs séances. Le besoin d’aide, qu’il soit petit ou grand, est un besoin d’aide. Il est toujours un motif pertinent pour demander une consultation. Si vous ressentez que votre souffrance persiste et vous empêche d’avancer, il n’est jamais trop tôt, (ni trop tard) pour demander un rendez-vous.
Ce qui compte, c’est l’impact de votre anxiété sur votre qualité de vie tel que vous le percevez. On en revient encore au besoin d’aide !
L’anxiété est une réaction naturelle face à certaines situations stressantes ou nouvelles. Il est tout à fait normal de ressentir de l’anxiété avant un entretien, un examen, ou face à un changement important. Cependant, lorsque cette anxiété devient persistante, envahissante ou disproportionnée par rapport aux événements de la vie quotidienne, elle peut commencer à perturber votre bien-être et votre fonctionnement habituel.
Si vous constatez que cette anxiété devient un frein dans votre quotidien, que vous avez du mal à la contrôler, ou que vous vivez avec un sentiment constant d’inquiétude, il est pertinent d’en parler avec un professionnel. La souffrance qui découle de l’anxiété, même si elle n’est pas immédiatement « grave », peut avoir un impact considérable sur votre qualité de vie, vos relations et votre santé mentale.
Les troubles du neurodéveloppement sont un ensemble de conditions qui affectent le développement du cerveau et du système nerveux, influençant ainsi le comportement, l’apprentissage, la communication et d’autres fonctions importantes. Ces troubles apparaissent généralement dès l’enfance et peuvent avoir des effets sur la vie quotidienne tout au long de la vie. Les psychologues ont généralement un rôle clé dans l’évaluation de certains troubles neurodéveloppementaux : le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles du spectre autistique (TSA) et le trouble du développement de l’intelligence (TDI).
Par ailleurs, d’autres professionnels paramédicaux jouent également un rôle clé dans le diagnostic et le suivi de certains troubles du neurodéveloppement :
Les orthophonistes ont une expertise spécifique dans les troubles de la communication et du langage, tels que les troubles du langage expressif et réceptif, la dysphasie, la dyslexie, la dysorthographie et les troubles de la parole. Leur intervention est essentielle pour les enfants présentant des difficultés à comprendre ou à produire le langage oral ou écrit, y compris les troubles spécifiques des apprentissages comme la dyslexie.
Les psychomotriciens sont spécialisés dans les troubles du développement moteur, dont le trouble du développement de la coordination (TDC), qui se manifeste par des difficultés importantes à accomplir des tâches motrices courantes, comme écrire, s’habiller ou utiliser des outils. Ils interviennent également dans les troubles de l’intégration sensorielle, où des difficultés à gérer les informations sensorielles peuvent affecter la coordination et l’équilibre.
Il s’agit d’abord d’explorer votre demandes, vos observations et les difficultés rencontrées. Des tests psychométriques peuvent ensuite être proposés (WISC-5 principalement), et des questionnaires vous sont transmis afin d’évaluer précisément si les difficultés peuvent relever d’un trouble du neurodéveloppement. Le médecin spécialisé s’appuie sur le bilan psychométrique pour poser formellement le diagnostic. Une fois le diagnostic posé, le bilan rédigé par le psychologue est également utile dans le cadre de vos démarches auprès de la MDPH.
Il s’agit bien de deux professions différentes. Le psychiatre est un médecin qui s’est spécialisé en psychiatrie, il a donc la possibilité de prescrire des médicaments, arrêts de travails, et de poser des diagnostics médicaux. Les consultations de psychiatre peuvent habituellement être remboursées par l’assurance maladie.
Le titre de psychologue est règlementé, il n’est obtenu qu’après 5 ans d’études universitaires en psychologie. Les psychologues proposent des psychothérapies, et ont aussi un rôle dans la démarche diagnostic de nombreux troubles en réalisant des évaluations complètes que les médecins prennent ensuite en compte pour poser le diagnostic. Les entretiens avec les psychologues ne sont habituellement pas remboursé, (sauf si vous avez réalisé les démarches pour profiter du dispositif « mon soutien psy ».)
Il peut être difficile de savoir vers quel professionnel s’orienter, les médecins généralistes peuvent vous orienter vers le professionnel de santé adapté à votre situation.